28/08/2009
L’analyse de la semaine 30
24/08/2009
L’analyse de la semaine 29
L’analyse de la semaine 28
L’analyse de la semaine 27
15/08/2009
Signature de l’arrêté autorisant l’épandage des boues de Seine aval dans le département des Yvelines
A l’issue de l’enquête publique afférente à la demande de révision du plan d’épandage des boues de Seine aval dans le département des Yvelines, qui s’est tenue en fin de l’année 2008, le commissaire enquêteur chargé de l’affaire avait rendu un avis favorable pour le dossier.
Le 11 mai 2009, le CODERST (Conseil Départemental de l’Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques) a étudié le dossier, et a également émis un avis favorable.
Prenant en compte l’ensemble de ces avis, le préfet a pris, le 20 juillet 2009, un arrêté autorisant l’épandage des boues provenant de la station d’épuration Seine aval à Achères, et fixant les prescriptions techniques.
Cette autorisation est accordée pour une période de 10 ans.
Rappel de quelques chiffres du périmètre d’épandage dans les Yvelines :
• 1 242,89 ha dont 1 183,18 hectares épandables ;
• 12 exploitations agricoles ;
• 24 communes.

Carte du périmètre
13/08/2009
Témoignage d’un utilisateur de boues de Seine aval en Eure-et-Loir
Monsieur LACROIX Philippe est agriculteur et entrepreneur en Eure-et-Loir, à Dammarie, au Sud de Chartres. Il exploite une centaine d’hectares dans cette région, en culture céréalière. Il utilise les boues de Seine aval depuis l’obtention de l’Arrêté préfectoral d’autorisation en 2004. Chaque année, une trentaine d’hectares sont épandus à dose agronomique.
« Mes terres avaient besoin d’un redressement en phosphore dans les années 2000. J’ai apporté des engrais minéraux à l’époque, et de par mon entreprise d’épandage, j’ai eu connaissance des boues de Seine aval. Le produit semblait intéressant d’un point de vue agronomique et du sérieux du suivi. J’ai donc intégré le périmètre en 2003 et attendu l’autorisation d’épandage.
Je n’ai pas été déçu. Les cultures étaient belles, les rendements étaient à la hauteur alors que j’apportais moins de minéraux. La matière organique apportée est là, et cela se voit à présent : après deux épandages, les sols de certaines parcelles sont moins battants.
Le conseiller SEDE passe chaque année pour faire un bilan des épandages à l’exploitation et suivre mes sols. Les livraisons sont plus délicates selon les années et les aléas de la météo. Pour mes cahiers de fertilisation, SEDE me communique les bulletins d’analyses de boues livrées et les fiches apports.

Je regrette seulement que les citoyens soient aussi peu sensibilisés à cette pratique. De plus en plus de produits organiques arrivent sur le secteur, plus ou moins suivis sérieusement, malheureusement.
Les boues de Seine aval s’épandent facilement, et la régularité de l’épandage est respectée. À présent les doses d’apport avoisinent les 10 t/ha, et il faut adapter le matériel (hotte notamment).
J’ai bien apprécié le suivi de la bande témoin mise en place sur une de mes parcelles. Les analyses de sols ont montré l’impact agronomique de l’épandage (augmentation du phosphore et de la matière organique, maintien du pH), et les analyses de grains (métaux) pourront être transmises à la coopérative si nécessaire.

Aujourd’hui, mon exploitation agricole s’est agrandie d’une quarantaine d’hectares. J’ai profité de l’extension du périmètre d’épandage pour les intégrer à la demande d’autorisation, afin de pouvoir les épandre. L’enquête publique de 2004 s’étant bien déroulée, je ne me fais pas de soucis avec la prochaine prévue en 2009 ».




