Rubrique Fertifond P

30/06/2007

Un Programme Prévisionnel d’Epandage en nette hausse pour 2007

Les programmes prévisionnels d’épandage ont été remis aux administrations début juin 2007, avec en moyenne 2 semaines d’avance par rapport aux années précédentes. En effet, l’état d’avancement des cultures céréalières laisse prévoir une moisson plus précoce.

Les niveaux de demande de Fertifond P (à la date du 25/06/07), pour les épandages de cet été, se répartissent de la manière suivante sur l’ensemble des 11 départements autorisés :

PPE 2007

Une soixantaine d’Entreprises de Travaux Agricoles oles seront sollicitées dès l’été pour la réalisation des épandages.

Des améliorations ont été apportées, notamment concernant le suivi des flux pluriannuels règlementaires en ETM. Dans certains cas, les flux prévisionnels sont vérifiés et validés avant la livraison en bout de champs.

De plus, une procédure de modulation de la dose d’épandage (avant livraison) a été mise en oeuvre selon la composition des lots de boues de Seine aval. Pour le cas notamment du phosphore, une teneur supérieure à 60 kg/t brut de P2O5 entraîne une diminution de la dose d’épandage de 20 %.

25/06/2007

L’analyse de la semaine 19

Filed under: — Sandra MAILLARD @ 11:14
Les boues produites au cours de la semaine 19 de l’année 2007 sont conformes à la réglementation. Elles répondent aux spécifications définies par le SIAAP dans le cadre de la certification de services Qualicert. Semaine 19

20/06/2007

L’analyse de la semaine 18

Filed under: — Sandra MAILLARD @ 10:49
Les boues produites au cours de la semaine 18 de l’année 2007 sont conformes à la réglementation. Elles répondent aux spécifications définies par le SIAAP dans le cadre de la certification de services Qualicert. Semaine 18

19/06/2007

Essai expérimental sur le phosphore

Filed under: — Sandra MAILLARD @ 17:38

Afin de développer des connaissances autour de l’élément fertilisant phosphaté, un essai expérimental a été mis en place en 2004 sur des parcelles du plan d’épandage des boues de Seine aval (Fertifond P). Cet essai est composé de trois fermes pilotes. Jusqu’à aujourd’hui, elles ont été suivies durant deux campagnes culturales (2004-2005 et 2005-2006).

Sur chaque ferme pilote, cinq parcelles ont été sélectionnées sur lesquelles des analyses de sol ont été réalisées chaque année après épandages de boues, afin d’analyser l’évolution du phosphore dans le sol.

L’objectif de cet essai est de faire des propositions quant au raisonnement de la dose de phosphore apportée par le Fertifond P en fonction du type de sol et des successions culturales ;, et de montrer qu’une impasse sur l’apport d’engrais phosphaté d’origine minérale est obligatoire sur des sols normalement pourvus. En effet, le Fertifond P, riche en phosphore, peut se substituer à des apports de phosphore d’origine minérale réalisés dans le cadre de pratiques de fertilisation chimique.

Les données obtenues jusqu’à aujourd’hui permettent de faire un état initial du phosphore présent dans le sol. Cependant, le phosphore étant un élément variant lentement au cours du temps, des analyses de terre complémentaires seront réalisées encore sur plusieurs années afin de préciser le comportement de cet élément dans le sol.

15/06/2007

Le bilan agronomique

Filed under: — Sandra MAILLARD @ 16:01

Comme chaque année, le « Bilan agronomique » clôture la campagne d’épandage, détaillant :

- La production annuelle de boue ;
- La qualité des boues produites et leur mode d’évacuation
- Les analyses de boues réalisées sur les lots épandus ;
- Les analyses de sols et le suivi des points de référence ;
- L’historique des épandages ;
- La campagne d’épandage ;
- Le suivi des flux sur 10 ans (ETM, CTO, MS) ;
- Les reliquats d’azote ;
- Les apports d’éléments fertilisants à la parcelle ;
- Les bilans de fumure et les conseils de fertilisation qui en résultent ;
- Le suivi des parcelles d’essai avec bande témoin ;
- La mise à jour du parcellaire ;
- La certification de services (suivi des prestataires, réunion de secteur)

Le « Bilan agronomique 2006 » intègre également :

- Les spécificités de chacun des arrêtés préfectoraux ;
- La politique du SIAAP en matière de gestion des rejets d’eaux industrielles ;
- Le bilan de ces autorisations de déversement.

Le bilan agronomique est propre à chaque département.

Point sur la campagne de reliquat d’azote en sortie hiver 2007

Filed under: — Sandra MAILLARD @ 15:51

Dans le cadre du suivi agronomique des épandages, des reliquats d’azote sortie hiver (RSH) sont réalisés chaque année.

L’azote des boues de Seine aval (Fertifond P) est essentiellement présent sous forme organique. Cet azote apporté au sol subira une minéralisation plus ou moins rapide selon les conditions pédo-climatiques.

Les reliquats azotés ont été effectués en février- mars 2007, sur 3 horizons, sur les 10 parcelles d’essais épandues à l’été 2006 avec du Fertifond P. Les reliquats mesurés ont été comparés aux teneurs observées dans les bandes témoins.

Le reliquat moyen est de 45 kg/ha d’azote minéral. Cette année est marquée par un hiver doux, favorisant la microflore bactérienne du sol, consommatrice d’azote : la matière organique apportée par l’épandage a sans doute stimulé cette population. De plus, les cultures implantées, bien développées, ont été consommatrices d’azote.

La différence de reliquat entre la parcelle épandue et sa bande témoin est comprise majoritairement entre –10 et +30 kg/ha d’azote minéral. La quantité d’azote disponible apportée par le Fertifond P est faible. En effet, suite à la réalisation d’une étude de la minéralisation du Fertifond P, le coefficient de disponibilité pour l’azote organique a été réajusté à 6 %. Ainsi, sur les 85 kg/ha d’azote total apporté lors d’un épandage de Fertifond P (à 8,5 kg/t brut d’azote total) à la dose de 10 t/ha, environ 5 kg/ha seront libérés dans le sol la première année et assimilés par la culture en place.

Type de Sol
Précédent cultural
Culture implantée
RSH mesurée sur la bande témoin (kg/ha)
RSH mesurée sur la parcelle épandue(kg/ha)
Différence de reliquat azoté(kg/ha)
Limon
céréales pailles enlevées colza
31
21
-10
Limon
céréales pailles enfouies blé
13
24
11
Limon
céréales pailles enfouies labour
77
130
53
Limon
céréales pailles enfouies colza
14
20
6
Limon
colza blé
106
66
-40
Limon
lin blé
36
42
6
Argile
céréales pailles enfouies labour
70
11
-59
Sable
céréales pailles enfouies colza
15
12
-3
Craie
céréales pailles enfouies colza
52
82
30
Craie
céréales pailles enlevées colza
37
48
11

40 % des parcelles montrent un enrichissement du sol de + 6 à + 11 kg/ha d’azote, suite à l’apport de boues de Seine aval. 20 % des parcelles montrent une différence de reliquat azoté plus élevée, comprise entre + 30 et + 53 kg/ha. 40 % des différences sont négatives, c’est-à-dire qu’il y a plus de reliquat sur le témoin que sur la parcelle épandue.

L’apport de boue a permis le développement de la culture, plus vigoureuse et donc plus consommatrice d’azote.

Définition et suivi des points de référence

Filed under: — Sandra MAILLARD @ 15:45

Contexte réglementaire

Les éléments-traces métalliques (ETM) et le pH des sols sont analysés dans le cadre réglementaire de la mise en place et du suivi de points de référence. L’article 2-1 paragraphe d de l’arrêté du 8 janvier 1998 relatif à l’épandage agricole de boues spécifie le choix et les prescriptions pour la mise en place de ces points de référence lors de l’étude préalable.

Dans le cadre du programme prévisionnel d’épandage (PPE), ces points font l’objet d’une analyse agronomique s’ils sont prévus à la campagne annuelle d’épandage, selon l’article 3-1 paragraphe b de l’arrêté du 8 janvier.

Mise en application

Des listes de points de référence, par départements, ont été créées. Une base de données a été incrémentée, définissant un point de référence pour 20 ha à l’échelle de l’exploitation agricole. À l’heure actuelle, pour 11 départements autorisés, ces listes concernent environ 2 650 points.

Cette base de données est mise à jour régulièrement selon les modifications parcellaires observées dans l’année (coordonnées Lambert, nom, commune, surface, date d’analyse, teneur en métauxETM, valeur pH,…). Les listes départementales de points de référence sont remises aux administrations compétentes dans le cadre du dossier d’autorisation, puis annuellement dans le bilan agronomique (en cas d’éventuelles modifications).

Afin d’assurer le suivi des points de référence sur 10 ans, une planification des retours analytiques sur ces points a été réalisée. La mise en œuvre de cette planification permet de réaliser les analyses pH, ETM tous les dix ans ou en cas de désistement d’une parcelle du plan d’épandage.

Les teneurs de l’analyse décennale annulent et remplacent celles du point initial. Toutefois, les valeurs du point initial sont conservées afin d’apprécier l’évolution des teneurs dans le sol.

Le suivi des points de référence est présenté aux services de l’eau dans le cadre du bilan agronomique :

- Le bilan des analyses agronomiques sur les points de référence épandus ;
- Le suivi des analyses décennales ;
- Le suivi des analyses de sortie en cas de désistement d’une parcelle.

Pour chaque point de référence un croquis de prélèvement de sol a été réalisé, ceci dans un souci de retour au lieu exact de prélèvement (en cas d’épandage et/ou d’analyse décennale). Tous les croquis de prélèvements sont consignés dans des classeurs par département. Une copie a été remise aux agriculteurs avec les résultats pH, ETM les concernant. Ces croquis de prélèvements de sols apparaissent également dans le PPE en cas d’épandage.

L’audit de suivi passé avec succès dans le cadre de la certification de services Qualicert

Filed under: — Marc de SAINT-HUBERT @ 15:35

L’audit de suivi s’est déroulé du 8 au 10 janvier 2007 sur le site de l’usine Seine aval.

Deux auditeurs de l’organisme certificateur ont plus particulièrement contrôlé les départements du Loiret, du Val d’Oise et des Yvelines.

Les points suivants ont fait l’objet d’un contrôle approfondi :

- Les analyses de sol et les conseils de fumure ;
- L’information adressée aux utilisateurs au cours de la campagne ;
- Le contrôle des flux réglementaires ;
- La maîtrise des sous-traitants ;
- Un prestataire d’épandage a été rencontré par l’auditeur sur le terrain.

Audit d'un prestataire d'épandage

L’auditeur a reconnu le professionnalisme et la qualité de la prestation d’épandage.

Une non-conformité mineure a été détectée : dans le cas de parcelles intégrées au périmètre d’épandage dans le cadre de la circulaire administrative, certaines analyses de sol n’ont pas été accompagnées de conseil de fertilisation. Pour répondre à ce dysfonctionnement une procédure de contrôle des bulletins d’analyses a été mise en place.

L’action corrective a été jugée satisfaisante par l’auditeur SGS. Le contrôle chaque année de la filière par un organisme indépendant constitue un investissement à long terme dont les effets positifs se font sentir au quotidien sur l’amélioration de la qualité des services apportée aux utilisateurs et des informations transmises aux acteurs de la filière Seine aval. En 2007, après trois années de certification, il s’agira de renouveler la certification de la filière de valorisation agricole Seine aval.

L’audit de renouvellement est prévu en deux temps. Durant la campagne d’épandage, en été, pour le contrôle terrain, et en automne, sur l’usine, pour valider l’aspect documentaire.

08/06/2007

Avis favorable du CODERST et nouvel arrêté d’autorisation pour les épandages des boues de Seine aval dans l’Oise

Filed under: — N. BILLARD @ 15:20

Le 12 mars 2007, la demande d’autorisation pour épandre à nouveau les boues de Seine aval dans le département de l’Oise a été étudiée par le Conseil Départemental de l’Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques (CODERST).

Au regard du dossier de demande d’autorisation et du rapport du service instructeur, le CODERST a émis un avis favorable.

Le 10 avril 2007, le Préfet de l’Oise a ensuite donné son autorisation pour que les boues de Seine aval puissent être à nouveau épandues dans le département.

Surface totale autorisée : 6 421,89 ha concernant 45 exploitations agricoles réparties sur 98 communes du département.

Carte des communes du périmètre d'épandage
Carte des communes du périmètre d’épandage
(cliquez pour agrandir)

05/06/2007

2006, les premiers résultats de l’expérimentation en forêt

Après les épandages, l’implantation des arbres et la mise en place du dispositif expérimental qui ont caractérisé l’année 2005, une première année de suivi s’est déroulée en 2006 et a abouti aux premiers résultats décrits ci-dessous.

Un fait notable est la quasi-absence de différences significatives entre les modalités, ce qui montre au moins, à ce stade de l’étude et sous réserve de confirmation, que l’épandage induit à ces niveaux d’apport des transformations faibles sur la chimie du milieu.

La présence d’un niveau de fertilité initial élevé (pour le site dans l’Oise), ou l’abondance du stock “naturel” de matière organique en surface avant épandage (pour le site dans les Yvelines), pourraient induire une éventuelle dilution de l’effet épandage, et engagent donc à la prudence quant à une généralisation de ces conclusions partielles et provisoires.

Jeune pin de 2 ans
Jeune pin de 2 ans

Sur le site dans l’Oise, une augmentation des teneurs dans les sols est visible en phosphore, en cuivre et en plomb dans les parcelles ayant reçu de la boue par rapport aux parcelles témoins, alors que ces différences n’apparaissent pas sur le site des Yvelines. Nous remarquons que ne sont concernés que les éléments fortement présents dans les boues de Seine aval, qui induisent alors des modifications supérieures aux fluctuations de l’échantillonnage.

Plantation de peupliers
Plantation de peupliers

Quant à la composition de la solution du sol, des eaux de la nappe ou de la végétation accompagnatrice, aucune différence significative n’est observée.

Tensiomètres

Le suivi expérimental se poursuit. L’année 2007 fera l’objet notamment des premiers résultats au niveau des plantations (pins et peupliers) ; l’impact des épandages sera étudié aussi bien au niveau quantitatif (mesures des dimensions, taux de reprise) et qualitatif (diagnostique foliaire).

Prélèvement au niveau des bougies
Prélèvement au niveau des bougies